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J'ai une passion, c'est la lecture et j'aime en particulier la littérature africaine c'est pur, c'est fort, c'est tout un art... La musique, ses hommes d'Afrique qui nous ont marqué, venez les découvrir, venez voir que les mots ne sont pas vains pour nous!

19 octobre 2008

Le monde s'effondre (Things fall apart)

51ASFP5SVYLChinua Achebe fait partie de nos meilleurs auteurs, c'est vrai que n'ai pas eu l'occasion de lire d'autres oeuvres de lui mais le monde s'effondre est un chef d'oeuvre tel que je ne doute pas de la capacité de cet auteur à nous faire apprécier ses écrits.

Nom: Le monde s'effondre

Édition: Présence Africaine

Remarques: Destruction de la vie tribale à la fin du siècle dernier par suite de l'arrivée des Européens; tragédie d'un homme dont toute la vie a tendu à devenir l'un des personnages les plus importants de son clan mais qui finit de la façon la plus misérable ; conversion au christianisme - cette abomination - de son fils qu'a éloigné de la vie ancestrale un rite cruel et sanguinaire dont a été victime son meilleur ami d'enfance; vie quotidienne des femmes et des enfants d'un village de la forêt qui, presque totalement coupé du monde extérieur, pouvait se croire «le» monde avec ses dieux et ses ancêtres, ses coutumes et ses interdits, l'inépuisable littérature orale de ses contes et de ses proverbes ; voilà quelques-uns des thèmes d'un roman qui est sans doute l'un des plus riches et des plus pondérés que nous ait donnés l'Afrique Noire.

Avis: J'ai vraiment apprécié ce livre, il ne montre comment il n'était pas facile pour nous les africains de renoncer à nos traditions qui n'étaient pas toujours positives... Chinua Achebe montre par ailleurs comment la colonisation nous a détruit au plus profond de nous même.

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Le talent... toujours le talent

chinua_achebeAlbert Chinualumogu Achebe (Il changera son prénom au cours de ses études pour un prénom ibo classique) est né le 16 novembre 1930 à Ogidi, dans l’est du Nigeria Il est le cinquième de six enfants.

Bon élève, Achebe obtient une bourse et continue ensuite ses études au "Government college" d’Umuahia (une ville qui figurera souvent dans ses livres) de 1944 à 1947, puis à l’université d’Ibadan de 1948 à 1953, année où il obtient son BA (l’équivalent d’une maîtrise dans le système français). Avant d’entrer à La Nigerian Broadcasting Corporation (NBC), Achebe effectue quelques voyages en Afrique et aux États-Unis et travaille quelque temps comme professeur d'anglais. Il suit une formation à la BBC et commença à travailler à la NBC en 1954. En 1958, il écrit son premier roman, "Things fall apart" (Le monde s’effondre).

Il sera en 1972 rédacteur en chef du périodique Obike. En 1987, le dirigeant de l’un des principaux partis du Nord musulman lui demande d’être son adjoint. Il accepte uniquement pour montrer aux gens qu’il est possible, venant de l’est du pays, d’adhérer un parti du Nord, dirigé par un mollah
Il fut professeur à de nombreuses universités anglaises, américaines et nigérianes.
En 1990, un accident le cloue dans un fauteuil roulant. Il rencontrera Nelson Mandela. En 2002 il reçoit le prix de la paix des libraires allemands.

L'Afrique coloniale et la politique l'ont marqué. Il décrit dans ses œuvres les Africains tels qu'il les voit et non de manière raciste  comme beaucoup d'autres l'on fait dans la littérature . Il analyse les sentiments mêlés des Nigérians face à leurs anciennes croyances et coutumes et aux nouvelles.

Il est probablement le plus célèbre auteur africain à écrire en langue anglaise. Cela lui vaudra à plusieurs reprises une nomination pour le prix Nobel , qu'il n'obtint jamais.

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17 octobre 2008

L'intelligence du Congo

uewb_06_img0440Patrice Émery Lumumba (2 juillet 1925 - 17 janvier 1961) Il est l'une des figures qui a permis au Congo d'acquérir son indépendance. Il a aussi été assassiné car ses discours dérangeaient. En quoi prôner notre liberté, notre union, notre développement méritait il de lui donner la mort?

"
l'unité africaine tant souhaitée aujourd'hui par tous ceux qui se soucient de l'avenir de ce continent, ne sera possible et ne pourra se réaliser que si les hommes politiques et les dirigeants de nos pays respectifs font preuve d'un esprit de solidarité, de concorde et de collaboration fraternelle dans la poursuite du bien commun de nos populations."

"Nous avons longtemps souffert et nous voulons respirer aujourd'hui l'air de la liberté. Le Créateur nous a donné cette portion de la terre qu'est le continent africain; elle nous appartient et nous en sommes les seuls maîtres. C'est notre droit de faire de ce continent un continent de la justice, du droit et de la paix."

"Nous avons une culture propre, des valeurs morales et artistiques inestimables, un code de savoir-vivre et des modes de vie propres. Toutes ces beautés africaines doivent être développées et préservées avec jalousie. Nous prendrons dans la civilisation occidentale ce qui est bon et beau et rejetterons ce qui ne nous convient pas. Cet amalgame de civilisation africaine et européenne donnera à l'Afrique une civilisation d'un type nouveau, une civilisation authentique correspondant aux réalités africaines. "

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16 octobre 2008

Le panafricaniste du Ghana

                                                                                                                                                                                  

Nkrumah_kwameKwame Nkrumah (21 septembre 1909 - 27 avril 1972) Voici encore une de nos intelligences! Ce que j'admire chez cet homme c'est qu'il n'avait pas la volonté de construire uniquement le Ghana mais l'Afrique toute entière, il parlait constamment des "États-unies d'Afrique" Malheureusement ses idées aussi importantes soient elles pour notre continent, sont mortes avec lui.

 

"Divisés nous sommes faibles. Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Je suis profondément et sincèrement persuadé qu’avec notre sagesse ancestrale et notre dignité, notre respect inné pour la vie humaine, l’intense humanité qui est notre héritage, la race Africaine, unie sous un gouvernement fédéral, émergera non pas comme un énième bloc prompt à étaler sa richesse et sa force, mais comme une Grande Force dont la Grandeur est indestructible parce qu’elle est bâtie non pas sur la terreur, l’envie et la suspicion, ni gagnée aux dépends des autres, mais basée sur l’espoir, la confiance, l’amitié, et dirigée pour le bien de toute l’Humanité ."


"Nous redédions maintenant notre action à la lutte pour émanciper les autres pays car l’indépendance du Ghana n’a aucun sens, tant qu’elle n’est pas liée à une libération totale du continent africain."




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L'incompris de la Guinée

Sekou_Toure_usgov_83_08641Sékou Touré (9 janvier 1922 - 26 mars 1984) La première remarque à faire le concernant c'est qu'il y a très peu ou pratiquement pas d'écrit qui parlerait en bien de cet homme. Je me permet quand même d'émettre des réserves sur son côté dictateur, je pense que ce sont les circonstances ou son entourage qui l'ont peut être amené à commettre certaines exactions. Reconnaissons lui quand même un mérite c'est d'avoir dit "non" en 1958 au Général De Gaulle à l'union partenariat avec la France. Bref, mon rôle n'est pas de critiquer, je me contente juste de relever certains aspects de ses discours qui ont été et demeure imporant pour nous:

" Il n'y a pas de Dignité sans Liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d'Homme et en fait arbitrairement un être inférieur. Nous préférons la Pauvreté dans la Liberté à l’Opulence dans l'esclavage."

"Le pauvre ne peut prétendre qu'à s'enrichir et rien n'est plus naturel que de vouloir effacer toutes les inégalités et toutes les injustices. Ce besoin d'égalité et de justice nous le portons d'autant plus profondément en nous, que nous avons été plus durement soumis à l'injustice et à l'inégalité."

"L'Afrique - Noire n'est pas différente en cela de toute autre société ou de tout autre peuple. Selon nos voies propres, nous entendons nous acheminer vers notre bonheur et cela avec d'autant plus de volonté et de détermination que nous connaissons la longueur du chemin que nous avons à parcourir."


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L'homme Intègre du Burkina Faso

sankaraThomas Sankara (21 décembre 1949 - 15 octobre 1987) que vous dire de lui? J'ai eu l'occasion de voir un documentaire sur lui et je vous assure que ses discours étaient d'une réalité inimaginable! Si nos dirigeants mettaient en pratique tout ce qu'il préconisait je vous promet que l'Afrique serait au sommet aujourd'hui. Il a été tué pour ce qu'il incarnait et c'est dommage pour nous.

Voici quelques extraits de ses discours afin que vous vous rendez compte que nous avons perdu quelqu'un qui aurait pu nous apporter ce dont nous avons vraiment besoin en Afrique:

"Lorsque le peuple se met debout, l'impérialisme tremble (...) Il tremble parce qu’il a peur, il tremble parce qu’ici à Ouagadougou même, nous allons l’enterrer..."

"Les ennemis du peuple, c'est encore cette fraction de la bourgeoisie qui s'enrichit malhonnêtement par la fraude, par la corruption, par le pourrissement des agents de l'État..."

" La plus grande difficulté rencontrée est constituée par l’esprit de néo-colonisé qu’il y a dans ce pays. Nous avons été colonisés par un pays, la France, qui nous a donné certaines habitudes. Et pour nous, réussir dans la vie, avoir le bonheur, c’est essayer de vivre comme en France, comme le plus riche des Français. Si bien que les transformations que nous voulons opérer rencontrent des obstacles, des freins."

" Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités"



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Afrique mon Afrique...

carte_afriqueJe ne suis pas très douée dans le domaine politique mais je suis une Africaine et je veux le développement de mon continent. Omis donc l'art avec des écrivain(es), des musiciens qui nous permettes d'ouvrir nos mentalités et de prendre conscience de la société néfaste dans laquelle nous vivons. Nous avons eu des hommes fantastiques, ceux qui ont milité pour que vous et moi soyons libres, qui ont portés nos pays au stade où ils en sont aujourd'hui mais qui malheureusement n'ont pas évolués depuis leur mort...

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14 octobre 2008

Le ventre de l'Atlantique

Le_ventre_de_l_atlantiqueFatou Diome est un nouvel auteur que j'ai découvert depuis un moment et je vous assure que vous ne regretterez pas de la lire. Elle est très réaliste et arrive à nous dire sans détour les vérités que nous devons entendre et comprendre.


Auteur: Fatou Diome


Édition: Anne Carrière


Remarques:
Salie vit en France, son frère, Madicke, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une Terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique? Comment empêcher Madicke et ses camarades de bâtir des châteaux en Espagne, quand l'homme de Barbes, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour une Arcadie imaginaire? Les relations entre Madicke et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des « venus de France », écrasés par les attentes démesurées des leurs restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'autre partout. Distillant leurre et espoir, Le Ventre de l'Atlantique charrie entre l'Europe et l'Afrique des destins contrastés saisis dans le tourbillon des sentiments. La condition humaine s'y laisse scander par l'irrésistible appel de l'ailleurs. Car, même si la souffrance de ceux qui restent est indicible, il s'agit de partir, voguer, libre comme une algue de l'Atlantique. Un premier roman sans concession, servi par une écriture pleine de souffle et d'humour.

Mon avis: C'est un livre très attrayant. Je me suis toute de suite retrouvée dans le personnage principal car je vis en France et je sais que ce n'est pas toujours évident à cause des personnes que nous avons laissés sur place en Afrique et aussi à cause des blancs avec qui nous vivons quotidiennement. Fatou Diome a trouvé les mots pour décrire les sentiments et la situation de tous les immigrés.
 

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Une plume magnifique

fatou_diome


Fatou Diome est née en 1968 sur la petite île de Niodior, dans le delta du Saloum, au sud-ouest du Sénégal. Elle est élevée par sa grand-mère.

 

Contrairement à ce qu'exigent les traditions de sa terre natale, elle côtoie les hommes plutôt que d'aller aider les femmes à préparer les repas et assurer les tâches ménagères. Toujours en décalage avec le microcosme de l'île, elle décide d'aller à l'école et apprend le français. Sa grand-mère met un certain temps à accepter le fait qu'elle puisse être éduquée : la petite Fatou doit aller à l'école en cachette jusqu'à ce que son instituteur parvienne à convaincre son aïeule de la laisser poursuivre. Elle se passionne alors pour la littérature francophone.

 

A treize ans, elle quitte son village pour aller poursuivre ses études dans d'autres villes du Sénégal tout en finançant cette vie nomade par de petits boulots : elle va au lycée de M'bour, travaille comme bonne en Gambie et finit par entamer des études universitaires à Dakar. A ce moment, elle songe à devenir professeur de Français, loin de l'idée de quitter son pays natal.

 

Mais à 22 ans, elle tombe amoureuse d'un Français, se marie et décide de le suivre en France. Rejetée par la famille de son époux, elle divorce deux ans plus tard et se retrouve en grande difficulté, abandonnée à sa condition d'immigrée sur le territoire français. Pour pouvoir subsister et financer ses études, elle doit faire des ménages pendant six ans, y compris lorsqu'elle peut exercer la fonction de chargée de cours au cours de son DEA, fonction qui lui apporte un revenu insuffisant pour vivre.

 

En 1994, elle s'installe en Alsace. Elle est étudiante à l'université de Strasbourg où elle termine aujourd'hui son doctorat de lettres modernes sur Le Voyage, les échanges et la formation dans l'œuvre littéraire et cinématographique de Sembène Ousmane, tout en donnant des cours.

 

Elle se consacre également à l'écriture : elle a publié La Préférence nationale, un recueil de nouvelles, aux éditions Présence africaine en 2001. Le Ventre de l'Atlantique est son premier roman, paru en 2003 . Son second roman, Kétala, paraît en 2006.

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18 avril 2008

Le Glas De L'infortune

yaouglasRégina Yaou a écrit plusieurs livres que j'ai majoritairement lu, mais je préfère vous présenter le glas de l'infortune car c'est un de ses livres qui m'a le plus marqué

Auteur: Régina Yaou

Édition: Néï

Remarques: Deux femmes malmenées par la vie, mais bien déterminées à ne pas se laisser abattre, font face aux forces implacables de l'ordre social et familial traditionnel. En dépit de leurs protestations, le mari de l'une d'elle s'endette auprès du chef d'un village voisin et il lui donne sa fille Métchi en gage. Incapable de rembourser sa dette, il finit par abandonner la jeune fille, ce qui entraîne la mort de sa femme et le démantèlement de sa famille

Mon avis: J'ai vraiment adoré lire ce livre, l'histoire est très passionnante et touchante. les écrits de Régina Yaou sont très originaux et je vous les conseille vivement

Posté par fatsy à 23:40 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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